Et si, sur le seuil de l’aventure, il y avait plusieurs chemins possibles ? Et de multiples façons de raconter une histoire ? Et si – en nous vendant un monomythe universel supposé contenir tous les codes d’une histoire – on nous avait finalement proposé de rester sur la route principale, un modèle de storytelling efficace si on veut brosser le public (et nos diffuseurs) dans le sens du poil ? Et si on nous avait aussi berné que les Seigneurs Hommes en nous liant tous au même anneau… pardon… mythe ?
Si à cette étape, vous vous grattez la tête en fronçant les sourcils, je vous propose de retourner à mon article sur Le monomythe du voyage du héros.
Tout ce qui brille n’est pas or
Donc, quand je me suis renseignée, j’ai découvert que les critiques ne manquaient pas, et ce dès la publication des thèses de Joseph Campbell1, puis de Christopher Vögler2. Les critiques se sont jetés sur le monomythe comme une nuée de Nazgûls assoiffés de vengeance… Après, les critiques, moi, c’est pas trop mon truc normalement. Mais là, je fais un article pour nuancer la portée de ces théories, donc, va pour les critiques. Je suis venue, j’ai lu et j’ai trouvé – pêle-mêle- le pire et le meilleur…
Pourquoi regarder les critiques si le monomythe est efficace ?
En effet, commençons par le commencement. Pourquoi se pencher sur les critiques ? Le Voyage du héros est quand même tellement ancré dans nos réflexes storytellesques que cela semble presque une hérésie.
Et bien, le déclic, pour moi, ça a été la lecture de Femmes enracinées, femmes qui s’élèvent2 de Sharon Blackie. Dès le début de l’ouvrage, elle prend ses distances avec le monomythe et propose un voyage alternatif. Et les mots de cette mythologue spécialisée en culture celtique, jungienne comme Campbell, m’ont touchée, et ont permis de mettre le doigt sur certains aspects du Voyage qui m’avaient toujours gênée sans que je me le formule.
D’après Sharon Blackie, Joseph Campbell, en identifiant des étapes communes aux mythes, en se penchants sur la question de la trame, avait une démarche intéressante, AVEC LE PRISME D’UN PROFESSEUR BLANC AMÉRICAIN PRIVILÉGIÉ DES ANNÉEES 50. Et cela fait qu’il serait important de regarder son travail sous un nouvel angle.
D’après elle (et beaucoup d’autres), d’abord, ce mythe ne marche pas pour les femmes – et toutes les personnes qui ne sont pas en résonance avec l’archétype du héros masculin – ni pour les sociétés et les histoires qui ne sont pas centrées sur le seul développement du héros. Joseph Campbell a fait abstraction d’un certain nombre de mythes et de contes présentant d’autres protagonistes dont l’arc d’évolution ne coïncidait pas avec la figure du “héros” (Sharon cite par exemple tous les contes et mythes autour de la figure du forgeron, qui ont peu à peu disparu de nos mémoires).
1. LE VOYAGE DU HÉROS ET LES FEMMES
« La destination a atteindre «
Pour Joseph Campbell, les femmes n’avaient pas besoin de faire le Voyage parce qu’elles y sont présentes de deux façons passives : soit elles sont la tentatrice qui teste le héros pour le dévier de son chemin ( Eve, que fais-tu ici ? ), soit elles sont parées des voiles de la Grande Déesse représentant “l’amour inconditionnel” que le héros doit aller conquérir pour avoir le courage d’aller jusqu’au bout de sa quête (je paraphrase à peine, c’était vraiment son discours). Bon, il faut le remettre dans son contexte socio-culturel, mais quand même, c’est du costaud !
Comme l’explique Sharon Blackie : “En d’autres mots, au mieux, les femmes sont la destination : nous représentons les qualités passives et essentielles que le héros victorieux recherche activement. L’une de ses étudiantes américaines, Maureen Murdock, raconte que Campbell lui avait dit : “Les femmes n’ont pas besoin d’entreprendre le Voyage. Dans tout le voyage mythologique, la femme est là. Tout ce qu’il lui faut réaliser, c’est que c’est elle que les gens essaient d’atteindre”.4
» Faites entrer l’avocat de la défense «
Christopher Vogler, dans la préface du Writer’s journey ( le Guide du scénariste), répond ainsi, avec honnêteté : “le Voyage du héros est parfois accusé d’être une théorie masculine, concoctée par des hommes pour mieux asseoir la domination masculine, sans prendre en compte le Voyage différent et unique des femmes. J’admets qu’il peut y avoir un regard biaisé, car tant de ses théoriciens ont été des hommes, et j’admets que mon propre regard est celui d’un homme, et que je ne peux m’empêcher de voir le monde à travers le filtre de mon genre. Et pourtant, j’ai tenté de prendre en compte et d’explorer les façons dont le Voyage d’une femme diffère de celui d’un homme.
Il me semble que la plus grande partie du Voyage est la même pour tous les humains, puisque nous partageons les mêmes réalités de naissance, de croissance et de vieillissement, mais bien entendu, quand on est une femme, il y a des cycles, des rythmes, des pressions et des besoins spécifiques. (…) La spirale peut être plus juste quand on décrit le Voyage de la femme (…) ou le modèle des cercles concentriques, où la femme voyage vers le centre, puis vers l’extérieur à nouveau. Le besoin masculin de partir et surmonter des obstacles pour faire, conquérir et posséder peut être remplacé dans le Voyage féminin par le besoin de protéger la famille et le Vivant, fonder un foyer, expérimenter ses émotions, trouver un équilibre, cultiver la beauté.” 5 Et il continue en recommandant le travail de Clarissa Pikola Estes, de Merlin Stone ou de Maureen Murdock, citée plus haut (qui a écrit « le Voyage de l’héroĩne », qu’il va falloir que je lise).
La perte des grands archétypes féminins…
Du coup, les pauvres scénaristes hollywoodiens, confrontés au dilemme d’héroïnes féminines, choisissent en général de les transformer en “pseudo-héros”, affrontant les dangers et les cycles de l’histoire d’une façon typiquement yang… Je vous invite à lire l’essai sur le pouvoir féminin que le philosophe Charles Eisenstein a écrit sur ce sujet (en anglais). Il a pris pour exemple le personnage de Galadriel dans la nouvelle série d’Amazon, Les anneaux de pouvoir, dont les scénaristes ont fait une guerrière… Dans leur imaginaire, il n’était manifestement pas possible qu’elle soit quelqu’un de puissant AUTREMENT… Comment auraient-ils pu montrer, comme dans les livres, que Galadriel est une des personnes les plus puissantes des Terres du Milieu, que Sauron la craint, justement parce qu’elle porte et incarne des qualités qu’il ne peut pas comprendre, qu’il ne peut pas contrôler ?

La Baba Yaga dans sa cabane aux pattes d’oie, la Selkie à la peau de phoque, le coyotte, le forgeron, le jardinier, la Mort, les Ents, la vieille sorcière du fond des bois,… : autant d’archétypes puissants qui se sont assagis dans nos mythes modernes, voire qui ont disparu, alors qu’ils avaient des messages importants à nous transmettre !
Pour Sharon Blackie, beaucoup de mythes et contes étaient centrés, par exemple, sur le personnage de la grand-mère puissante, la Baba Yaga ou la Bonne Mère, de la Selkie… En se focalisant sur le héros, on a mis de côté bien des archétypes puissants qu’il serait important de retrouver, si on veut un jour prendre le chemin vers une nouvelle société.
” Les femmes doivent absolument se lancer dans le Voyage, bien que ce ne soit pas le même que celui entrepris par le Héros. Notre périple est différent: nos histoires nous appartiennent. Il est plus que temps de raconter nos histoires et d’ébaucher nos voyages par nous-mêmes. Nous n’avons pas besoin qu’un héros nous définisse ”.6
2. LE VOYAGE DU HÉROS EST CENTRÉ SUR L’HUMAIN
Peut-être plus encore que l’aspect féminin, ce qui m’a permis de comprendre en quoi je n’étais pas convaincue par le Voyage du héros pour toutes les histoires et toutes les situations, c’est cette notion d’INDIVIDUALISATION chère à Joseph Campbell ( et à la civilisation occidentale du XXième siècle).
Comme l’écrit Bryan Attebery : » Quand on analyse des histoires à l’aide du monomythe, cela marche à tous les coups, car il simplifie chaque histoire jusqu’à ce qu’il n’en reste que le monomythe, laissant de côté les mythes qui ne racontent pas le voyage d’un héros, et ignorant les symboles et valeurs culturelles spécifiques, qui montrent l’unicité de chaque tradition. »7
Joseph Campbell s’est penché sur un nombre de mythes important, venant de civilisations très différentes. Il leur a appliqué une forme unique (“une forme, pas une formule”, dirait Christopher Vogler). Et pourtant… Certaines de ces sociétés n’étaient pas focalisées comme nous sur l’humain. Elles ne faisaient pas de distinction entre les hommes et le Vivant. Et les quêtes et histoires n’étaient pas nécessairement tissées autour d’une aventure d’un héros. Pas de problème, il a donc choisi les mythes qui rentraient (plus ou moins) dans son cadre : on appelle ça du « cherry picking »… Académique ? Pas vraiment, mon cher Watson, mais bon, quand on veut faire rentrer tous les mythes dans une case, on fait ce qu’il faut pour, non mais !
Quand j’ai lu ça, j’en ai fait des bonds de joie.

Aussi intéressant que soit le Voyage du héros, aussi puissant soit-il pour écrire certaines histoires, dans certains cas, il ne convient pas. Il ne convient pas, par exemple, quand on n’est pas centrés dans un processus d’individualisation, quand on ne recherche pas à tout prix la croissance personnelle de l’individu, mais plutôt à retrouver notre connexion au Vivant, et à nous mettre en chemin AVEC les dragons, plutôt que de les pourfendre…
Dans le Seigneur des Anneaux, par exemple, le personnage de Tom Bombadil n’avait pas de sens dans un contexte “du héros”, il n’apportait rien de spécifique au rythme de l’histoire, si ce n’est sa poésie, sa force, sa liberté fondamentale, sa joie de vivre, son énergie d’incarnation de la nature sauvage… J’ai toujours adoré lire les passages sur Tom et Baie d’or, tout en comprenant complètement pourquoi ils ne pouvaient pas rentrer dans un film actuel dont ils auraient bouleversé l’équilibre. Fin de la parenthèse Seigneur des Anneaux.
Comme le dit Sharon Blackie, “le Voyage de l’Héroïne auquel je vous convie dans le livre nous permet de comprendre à quel point nous sommes tissées dans la trame vivante de cette planète. Ce voyage nous permet de retrouver notre connexion profonde à la terre – mais au-delà, il nous donne l’occasion de reprendre notre pouvoir et notre rôle ancestral de gardiennes et protectrices. Le Voyage de l’Héroïne qu’il nous faut entreprendre aujourd’hui est, avant tout, un voyage de l’éco-héroïne.”
S’engager sur un chemin qui ne se mesure pas à notre avancée personnelle dans les obstacles de la vie, mais qui célèbre à chaque pas notre connexion au Vivant, notre compréhension de plus en plus profonde des messages du monde, cela me parle tellement plus !
3. LE VOYAGE DU HÉROS EST UN VOYAGE TROP BALISÉ
Une autoroute de la narration
Les étapes du Voyage décrites par les adeptes du monomythe du héros sont de véritables panneaux de signalisation d’un voyage en ligne droite, avec un but, un lieu à atteindre.
Et s’il n’y en avait pas ? Si nous partions plutôt en pèlerinage, sans carte et sans chemin préétabli, avec pour seule feuille de route le chemin que nous traçons chaque jour et ce que nous en faisons ? Cela vaut, bien sûr, pour notre développement personnel, mais cela peut même influencer le rythme de nos histoires… Il arrive tellement souvent qu’à la fin d’un film à l’action pourtant bien menée, au message pourtant clair, pourtant bien joué, je ressente un sentiment de vide.
Pourtant, les scénaristes connaissaient par cœur les étapes du récit. Leur storytelling est irréprochable. Mais je ne suis pas entrée en résonance. Il n’y a rien qui s’est expansé en moi en écoutant cette histoire et la voix de ces héros à l’écran. Juste du vide animé… Je peux presque prédire, minute après minute, ce qui va arriver, et je suis pas Panoramix.
Des étapes très occidentales
Malgré sa connaissance de mythes du monde entier, Campbell a fourni un modèle très occidental. Et d’ailleurs, le cinéma asiatique ne suit pas les mêmes feuilles de route scénaristiques.
Les auteurs d’ailleurs peuvent choisir des archétypes différents, ils peuvent décider de ne pas donner d’arc d’évolution au héros, ou encore de ne pas suivre les étapes « obligées » du monomythe… et malgré tout, faire une histoire ! Cela donne parfois des longueurs étranges pour nos yeux occidentaux habitués aux moindres méandres du Voyage du héros. Et pourtant, ils nous prouvent qu’il est possible de raconter autrement une histoire, même si on leur reproche justement souvent de se perdre en chemin ou leur manque d’action musclée. Pour moi, justement, c’est tout ce qui fait leur substance !

Les studios Ghibli et Miyazaki (ou sur l’image à côté Isao Takahata) sont la preuve qu’on peut raconter une belle histoire sur notre connexion au vivant, avec une poésie et des ruptures de rythme qui accompagnent le récit…
Il me semble que leur grande capacité de conteurs profonds leur vient de leur connexion avec leur territoire, avec l’histoire et les mythes japonais, avec leur rythme particulier…
4. LE HÉROS EST UNE CRÉATION ÉLITISTE
Celle-ci de critique m’a scotchée, car je n’y avais pas réfléchi sous cet angle. Le héros individualisé que glorifie Campbell est en fait là POUR GARANTIR LA SURVIE DE LA SOCIÉTÉ COMME ELLE EST.
J’ai dû bien relire les textes – et bien me relire. Mais oui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le but de l’archétype du héros (quel que soit son combat) est de maintenir une société. Et même si à la fin, il a réussi, il a renversé le dictateur et a posé la couronne sur sa tête – ou l’a déposée sur la tête d’un roi bien-aimé… au final, on échange un pouvoir contre le même type de pouvoir élitiste.
Ainsi, par exemple, les Jedis et la Rebellion luttent de toutes leurs forces pour faire revenir au pouvoir la démocratie pas si démocratique qui régnait sur la galaxie avant que les Siths ne viennent tout perturber… Et à la fin du SdA, je dois bien l’avouer, mais la lignée de Gondor est restaurée, tout comme celle de Rohan… et si c’est bien un tournant – car les elfes partent tout de même pour Valinor – c’est quand même la continuité politique monarchique qui a gagné.
Je l’ai entendu plusieurs fois, de façon bien documentée, mais je suis preneuse de tout nouvel élément pour cette critique sociétale du monomythe du héros, qui m’intéresse beaucoup. D’une façon, cela voudrait dire qu’il serait intéressant d’aller chercher d’autres types de mythes et d’archétypes de protagonistes pour bâtir d’autres types de sociétés ! Ça vaut la peine de creuser, non ?
Cet aspect du monomythe au service d’une « élite patriarcale » peut expliquer le dédain de Joseph Campbell pour les récits populaires. Je cite : « L’idée que la poésie des cultures traditionnelles provient du peuple. Ce n’est pas vrai ! Elle provient d’une élite. De l’expérience de gens particulièrement doués, qui peuvent entendre la chanson de l’univers »3 (cela m’a beaucoup surprise, et je serais ravie que quelqu’un me prouve que ces paroles ont été prononcées dans un contexte plus large, qui ouvre la voie à une autre interprétation !). Il a aussi remanié au placard les contes de fée, qui sont pour les filles (et on l’a déjà vu, les filles n’ont pas de Voyage).
Et vous ? Comment résonnez-vous avec ces critiques ?
Cet article vous a-t-il permis d’identifier des réticences ? Bien entendu, j’espère vous avoir donné envie avec ces deux articles de lire Joseph Campbell et Christopher Vogler

Et pour finir, et nuancer… Parce qu’on peut toujours extraire un peu tout chez quelqu’un : j’ai vu Campbell être traité de défenseur du patriarcat et des valeurs chrétiennes, j’ai lu des gens poser en réponse le fait qu’il est banni de certaines communautés chrétiennes du fait de son non-christianisme. J’ai lu des gens dire qu’il méprisait les cultures autochtones, d’autres qu’au contraire, il a fait un remarquable travail, respectueux et sincère sur leurs traditions !
J’ai fait le choix de ne pas remettre la personne de Campbell en cause, bien que j’ai lu des arguments qui m’ont percutée (comme son attirance supposée pour le nazisme), d’abord parce que je trouve qu’il y a assez à dire sur le monomythe, et puis, parce qu’étant devenu un produit de grande consommation, finalement, il n’y a pas que l’auteur a prendre en considération, mais aussi tous ceux qui ont contribué à sa diffusion, et surtout, ses propres ressentis.
Je crois que le plus intéressant, quand quelqu’un s’impose comme le père fondateur d’un mythe – plus encore d’un monomythe, si tant est que cela existe – et bien, il est intéressant de se demander ce qui résonne en nous, et d’aller chercher des réponses critiques avant d’appliquer sa méthode à tous nos écrits sans distinction ! Il est intéressant aussi de le remettre dans le contexte d’une époque et des recherches de cette époque
Voici donc de quoi nourrir le débat, en essayant de ne pas me faire avoir non plus par les critiques gratuites fondées sur des rumeurs.
« Qu’est-ce que le Voyage du Héros peut offrir à celles et ceux qui ne sont pas des héros ? Une façon de mieux les comprendre, peut-être, mais certainement pas un chemin ouvert à tous et toutes. C’est pour ces raisons que je n’enseigne le Voyage qu’à ceux qui résonnent naturellement avec l’aspect héroïque. Je continue d’apprécier le travail de Campbell et son enthousiasme et amour pour les mythes, tout en étant conscient de ses limites. » 8
POUR ALLER PLUS LOIN
Et bien, mon article suivant sur le Voyage post-héroïque.
Parce que c’est bien beau de critiquer, mais qu’est-ce qu’on propose à la place ? Sharon Blackie a écrit un essai sur ce thème, et franchement, elle est bien mieux placée que moi pour en parler. Elle m’a fait l’honneur d’accepter que je traduise et publie son billet en français.
Mais encore ?
En finir avec le monomythe, Le fils de bulle
La série en deux parties de Maggie Mae Fish: la partie 2 sur les nazis est glaçante (attention, ça balance du lourd)
-En finir avec le monomythe, la Chimérathèque
Intéressant et bien documenté, plus nuancé.
« Reimagining the Modern American ‘Monomyth’« by Carley Peace:
Une thèse utilisant le Voyage comme trame comparative entre deux œuvres littéraires. Je ne l’ai pas trouvée particulièrement critique envers Campbell, qui donne l’outil de mesure… si ce n’est dans ses rapports avec les mythes amérindiens, notamment le personnage de Coyotte, qui ne rentre pas dans l’archétype du héros.
– « Why I Seldom Teach The Hero’s Journey Anymore — And What I Teach Instead » by Craig Chalquist: Expliquant d’abord ses réticences, et proposant un modèle alternatif: le Voyage de Réenchantement.
« MYTHOLOGY: The Myth of Joseph Campbell » by Mary R Lefkowitz: https://www.jstor.org/stable/41211815
« Beyond the Hero’s Journey: Four innovative models for digital story design » by Steve Seager: un article super intéressant qui explore d’autres formes de storytelling.
RESSOURCES de l’article
1. Joseph Campbell “Le héros aux mille et un visages”, J’ai lu
2. Christopher Vogler, le Guide du scénariste, Dixit Editions
3. Joseph Campbell (on retrouve l’extrait de l’interview dans la série de Maggie Mae Fish)
4. Sharon Blackie, Femmes enracinées, femmes qui s’élèvent (Editions Véga), page 31.
J’ai vu une interview où on voit Campbell raconter que cette même étudiante a osé lui dire en fin de cours: « Mais je veux être le héros ! ». Il répond en secouant la tête qu’il était heureux de prendre sa retraite en fin d’année… (On peut trouver des extraits d’archive dans le lien de Maggie Mae Fish)
5.Christopher Vogler, The writer’s journey, Mu (Mickael Wiese Productions), page 22 (ma traduction, je ne l’ai pas en français).
6 Sharon Blackie, Femmes enracinées, femmes qui s’élèvent (Editions Véga), , page 31
7.Stories about stories, Bryan Attebery, Oxford University Press, , page 104
8.Why I Seldom Teach The Hero’s Journey Anymore — And What I Teach Instead by Craig Chalquist, PhD, Contributor
Images :
La magnifique Baba Yaga de Nathalie Eslick pour le livre Hagitude de Sharon Blackie
Sylvebarbe – tiré du Seigneur des Anneaux
Le conte de la princesse Kaguya d’Isao Takahata (2014)